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Entrepreneuriat

29/06/2018

À Lille, Inria cultive l’esprit start-up !

Le service transfert pour l’innovation et partenariats (STIP) du centre Inria Lille - Nord Europe encourage la création de start-up en sensibilisant et accompagnant les scientifiques qui voudraient se lancer dans l’entrepreneuriat. Depuis octobre 2017, Laurie Barbarin s’occupe exclusivement de cette mission. Lille est le premier centre Inria à avoir mis en place un poste dédié à cet accompagnement.

Pas moins de six start-up ont émergé au centre Inria de Lille depuis 2008. Parmi elles, Vekia , spécialisée dans les outils de prédiction pour le e-commerce fête cette année ses dix ans. « C’est une belle success story. Aujourd’hui, ils sont une cinquantaine de salariées et salariés et viennent de réaliser une levée de fonds de 12 millions d’euros  », se félicite Sylvain Karpf, responsable du STIP. Citons aussi Go Touch VR , plus jeune, qui développe une solution pour toucher des objets en réalité virtuelle. À l’origine de ce projet, un doctorant au sein de l’équipe Mint. Ces réussites sont la preuve que l’entrepreneuriat représente une réelle opportunité de carrière pour un ou une scientifique Inria. C’est justement le message que souhaite faire passer le STIP de Lille, et notamment Laurie Barbarin, chargée de partenariat, dédiée aux start-up. Lille est le seul centre à avoir mis en place un tel poste.

Sensibiliser pour susciter les vocations !

Laurie Barbarin

Depuis octobre 2017, Laurie Barbarin organise des opérations de sensibilisation et des sessions de découverte de la création d’entreprise à destination des non-permanents du centre : doctorantes et doctorants, postdoctorantes et postdoctorants, ingénieures et ingénieurs. Plusieurs fois par mois, elles et ils sont invités à des rencontres, sous forme par exemple d’ateliers de créativité ou d’after work . Des rendez-vous ludiques et conviviaux qui visent à attiser la curiosité des chercheurs et chercheuses et leur inculquer la culture start-up. « Nous faisons notamment des game storming pour booster leur créativité business et leur faire découvrir différents types de modèles économiques. Nous invitons aussi les participantes et participants à échanger, à exprimer ce qu’elles et ils pensent des start-up… Nous débattons pour tenter de lever certaines barrières. » Le STIP invite aussi souvent des startuppeurs et startuppeuses à témoigner et organise des demi-journées de découverte des incubateurs de la région.

Ces initiatives lilloises viennent compléter le dispositif national Inria Horizon start-up. Tous les ans, deux sessions sont organisées dans chaque centre pour sensibiliser en interne à la création d’entreprise. À Lille, la dernière s’est déroulée le 15 mai dernier et a réuni 19 participants (doctorantes et doctorants, ingénieures et ingénieurs, chercheurs et chercheuses…). Au programme : tour de table et discussions, un jeu pour imaginer un business model à partir d’une technologie et des rencontres témoignages avec Eric Vezzoli fondateur de Go Touch VR et un représentant d’IT2 , le fonds d’Inria destiné à l’amorçage de start-up.  « Toutes ces initiatives visent à montrer aux scientifiques, notamment les non-permanents au centre, que les technologies sur lesquels ils travaillent peuvent être utilisées pour créer des produits et se transformer en innovation. Nous insistons sur le fait que la création d’entreprise est une opportunité de carrière et que, si elles et ils veulent se lancer, Inria leur apportera son aide  »,indique Sylvain Karpf. 

Tous les ans, deux sessions sont organisées chaque centre pour sensibiliser en interne à la création d’entreprise. 

Accompagner la naissance du projet 

Un autre point saillant est l’accompagnement des porteurs et porteuses de projets. Les chercheurs et chercheuses qui montrent une envie d’entreprendre sont invités à benchmarker , à aller voir ce qui se fait dans l’écosystème et à réfléchir à l’application qui pourra être « commercialisée  » à partir de leur technologie. « C’est une étape qui est souvent difficile pour des chercheurs et chercheusers qui réfléchissent davantage en termes de technologie que de produit qui va toucher un public, reconnaît la chargée de partenariats. Nous les accompagnons pour qu’ils sortent de la vision académique et entrent dans le monde de l’entreprise.  » 


Inria peut aider à financer cette étape nécessaire de « maturation du projet  ». L’institut a la possibilité de financer, pendant un an, un porteur ou une porteuse de projet pour qu’elle ou il prenne le temps de plancher sur sa future entreprise. Au niveau national, IT2 , le fonds d’Inria organise des Bar Camps de trois jours pour que les futurs startupeurs et startuppeuses puissent rencontrer des investisseurs et inverstisseuses, échanger avec d’autres créateurs et créatrices. Tous les porteurs et toutes les porteuses de projets lillois y sont passés. Depuis un an Inria a aussi créé une formation en partenariat avec l’école de management de Lyon (EM Lyon) : digital start-up . Les porteurs et porteuses de projets y découvrent l’univers de l’entrepreneuriat : marketing, business plan
« L’objectif est que les startupeurs et startuppeuses puissent déposer le meilleur dossier possible au concours I-Lab de création d’entreprise innovante du ministère de la Recherche  », indique Sylvain Karpf.

Une fois le projet parfaitement « mature  », la start-up passe en phase de création. Pour cela, elle est orientée vers l'un des différents incubateurs de la région (EuraTechnologies, la Plaine Images …). Trois start-up sont actuellement en incubation à Lille.

entrepreneuriat - pixabay

Inria, les deux pieds dans la French Tech

L’institut noue des liens étroits avec l’écosystème de l’innovation. Il est partenaire de la French Tech , un mouvement pour la croissance des start-up. Le 19 février, était ainsi inauguré French Tech Central , sur le site de Station F dont le but est de favoriser les liens entre le monde de la recherche et les jeunes pousses. Un mouvement dans lequel s’inscrit aussi le centre de Lille, métropole labellisée French Tech . Inria est également présent sur EuraTechnologies , le pôle de développement lillois, depuis plusieurs années. C’est d’ailleurs ici qu’a été lancé, en 2015, InriaTech une plate-forme qui vise à faciliter le transfert de technologies vers les entreprises. Un pool d’ingénieures et ingénieurs, de chargées et chargés d’affaires, est ainsi mis à disposition des PME ou des start-up pour les accompagner dans leur projet d’innovation.

Mots-clés : Partenariats Entrepreneuriat Horizon start-up Transfert Start-up

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