Ludovick Gagnon, nouveau recruté dans l’équipe Sphinx
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Mis à jour le 13/02/2020
Ses études secondaires terminées, Ludovick (écrit avec un « k », une fantaisie de sa mère me confie-t-il) poursuit ses études au Québec (licence de maths, master de maths). Pendant sa licence, il obtient une bourse pour faire de la recherche. Passer de la physique aux mathématiques, de la théorie aux applications l’intéresse plus particulièrement, et c’est pour cette raison et tout naturellement qu’il s’oriente vers la théorie du contrôle, qui offre les deux perspectives. Cette thématique de recherche est particulièrement développée en France, et c’est lors d’une conférence à Bilbao en 2011 qu’il fait sa première rencontre déterminante : Jean-Michel Coron, membre de l’académie des sciences et lauréat du prix Maxwell. Celui-ci lui propose d’effectuer d’abord son master à Paris, puis de faire sa thèse à ses côtés. Ludovick fait ensuite son postdoc à Nice, sous la direction de Gilles Lebeau, membre de l’Institut Universitaire de France et également membre de l’académie des Sciences. Et début 2017, 2nde rencontre déterminante avec Thomas Chambrion, lors d’une conférence au Brésil, qui l’incite à contacter Takéo Takahashi, responsable de l’équipe Sphinx.
L’équipe Sphinx travaille sur les équations aux dérivées partielles, la théorie du contrôle, les problèmes inverses et l’analyse numérique. De mon côté, je travaille plus spécifiquement sur la théorie du contrôle. C’est l’étude de l’évolution de l’état d’un système (température d’une pièce, forme d’une vague dans un canal) en fonction d’une force (notre contrôle – par exemple, une climatisation ou un générateur de vagues). Au niveau mathématique, on s’intéresse à voir quels états sont accessibles en fonction du type de contrôle choisi. Cette théorie trouve de nombreuses applications. Deux m’intéressent particulièrement, en raison de la présence d’un état stable de nature non linéaire, le soliton :
En dehors de ses activités professionnelles, Ludovick a des passions. Jeune, il pratiquait le hockey sur glace, comme tout bon québécois qui se respecte, mais aussi le snowboard ou la randonnée en montagne. Mais il s’intéresse aussi au théâtre et plus particulièrement à l’impro, activité qu’il a découverte il y a deux ans.
Et à la question « si tu étais un personnage, tu serais… ? » : Il y a un mathématicien qui m'a toujours fasciné, comme beaucoup, c'est Paul Erdos. Beaucoup l'admirent pour sa contribution scientifique mais je crois que ce qui m'inspire le plus, c'est son style de vie nomade.
Bienvenue Ludovick chez Inria !